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INFORMATIONS, ECLAIRAGES ET REFLEXIONS DESTINES AUX PERSONNES DE BONNE VOLONTE POUR AIDER A VOIR, COMPRENDRE ET AGIR POUR LE BIEN COMMUN DE TOUS. "Etre informé, c'est être libre" Alfred SAUVY " Le bien que nous pouvons faire et que nous ne faisons pas, personne ne le fera à notre place" Elizabeth MONTFORT

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LETTRE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

présidentMonsieur le Président,

Permettez-moi tout d’abords de vous souhaiter la bienvenue sur cette terre choletaise, terre de culture et de foi, et dont l’histoire d’aujourd’hui et d’hier témoigne de vertus comme l’esprit d’entreprise, le souci du travail bien fait, la reconnaissance de l’héritage reçu, le courage et enfin l’attachement à la liberté qui plonge ses racines, en particulier, dans les guerres révolutionnaires dites de Vendée qui n’ont pas épargné les Mauges et dont sont issus des géants de la résistance à l’oppression.


Vous ayant entendu, comme beaucoup de français, appeler à la rupture avec l’esprit de 68, encourager à une laïcité libérée et enfin se mettre à l’écoute du peuple, permettez-moi de rebondir sur vos propos et vous faire part, dans la perspective de ces déclarations, de quelques réflexions en tant que père de famille, citoyen français et enfin catholique.

En tant que père de famille, je ne peux que me réjouir du rapport établi par Jean Léonetti relatif au droit des enfants à avoir un papa et une maman. Mais il  faut aller plus loin et réserver l’adoption des enfants aux seuls couples mariés.
Il faut aussi que l’éducation, y compris en matière sexuelle et affective, soit reconnue comme la responsabilité première des parents et que pour cette raison l’éducation nationale, dans ses programmes et interventions, ne se substitue pas à eux.
Il est particulièrement regrettable qu’au nom de la discrimination positive et de la lutte contre l’homophobie, le  ministère de l’éducation nationale encourage des discours et interventions dans les établissements scolaires véhiculant la théorie du gender ainsi qu’une vision libertaire et sans repère de la sexualité et de l’affectivité de nos enfants. A titre d’exemple, vous pourrez vous référer au partenariat du ministère de l’éducation au projet de court métrage « le baiser de la lune » destiné aux élèves de CM1 et CM2 avec des intentions claires : «  Ce film d’animation s’adresse à un public enfant, afin de lutter contre l’homophobie survenant à l’adolescence. Au-delà de la problématique homosexuelle, ce film est une lutte contre les discriminations, par un apprentissage du respect de l’autre et de sa différence ».

En tant que père de famille, époux heureux et père reconnaissant de 7 enfants, je ne peux malheureusement que constater la dégradation du lien familial autour de moi, dont le secours catholique s’est fait l’écho alarmé dans son rapport2008 et dont sont victimes en premier lieu les femmes et les enfants issus de famille recomposées et/ou mono parentales. Je constate aussi que plus vous avez d’enfants, plus vous « trinquez » d’un point de vue économique, surtout quand les enfants arrivent en études supérieures. Je constate enfin que nombre de femmes choisissant de se consacrer prioritairement à l’éducation de leurs enfants et/ou sacrifiant une carrière professionnelle, sont encore considérées comme sans emploi et en fin de compte comme ne faisant rien. Votre gouvernement, Monsieur le président, n’a pas brillé par sa reconnaissance envers ces femmes là en voulant leur retirer leur retraite et on est loin du compte, au regard des promesses électorales de reconnaître enfin à sa juste valeur le rôle de ces mamans et le droit à un vrai libre choix entre activité salariée ou salaire maternel.

 En tant que citoyen français et engagé associatif, si  je me réjouis des débats en cours sur l’identité nationale et sur la révision des lois de bioéthique, je m’inquiète sur la réelle prise en compte de l’avis des français et du bien commun.
Pour le premier, Monsieur Besson, à plusieurs reprises,  a identifié les valeurs de l’identité nationale aux valeurs exclusives de la république laïque et prôner le  nécessaire avènement d’une société multi culturelle. Les dés apparaissent pipés pour beaucoup.
Pour le second, je m’interroge de la même façon concernant la recherche sur l’embryon et les menaces eugénistes qui accompagnent cette recherche. Je vois bien, comme d’autres, que cette recherche est le point d’achoppement appelant les parlementaires à des décisions courageuses, à contre courant de ce qui a été rendu possible par les précédentes lois. D’autres alternatives éthiques et prometteuses existent en effet et qui, seules, méritent d’être boostées !
Je pense aussi au devenir des milliers d’embryons congelés et sur lesquels s’interrogent nombre de parlementaires mais qui, pour une part, ont autorisé qu’ils y soient, faut-il le rappeler.

En tant que catholique enfin, et heureux de l’être, je me réjouis du renouveau spirituel qui touche en particulier les jeunes en bénissant le ciel de tant de grâces reçues. Je me souviens de votre discours du Latran et j’ai aussi en mémoire vos propos  dans la foulée de l’affaire des minarets. En tant que croyant parmi d’autres croyants, je m’inquiète de votre approche de la laïcité. Vous avez dit en effet : « Chrétien, juif ou musulman, homme de foi, quelle que soit sa foi, croyant, quelle que soit sa croyance, chacun doit savoir se garder de toute ostentation et de toute provocation et, conscient de la chance qu'il a de vivre sur une terre de liberté, doit pratiquer son culte avec l'humble discrétion qui témoigne non de la tiédeur de ses convictions mais du respect fraternel qu'il éprouve vis-à-vis de celui qui ne pense pas comme lui, avec lequel il veut vivre. »
Venant après un développement sur l'islam, vos propos tentent de réduire le phénomène religieux a quelque chose de purement privé, à son unique dimension de conviction, oubliant que la religion est aussi un fait collectif, et qui s’inscrit dans la société. Demander aux religions de rester « humbles et discrètes » est un non-sens. Cela renoue avec une certaine tradition française laïciste que l’on croyait avoir dépassé. C’est aussi dangereux, car vouloir nier le religieux est la meilleure manière d’encourager ses manifestations les plus radicales.

En tant que catholique, je m’interroge aussi sur la différence de traitement, médiatique et politique, dont je suis « honoré ». Cette  religion qui est la mienne et à laquelle notre pays et notre culture doivent tant à y regarder avec honnêteté, cette religion et son pasteur Benoît XVI  sont l’objet récurrent de moqueries, contre vérités et d’agressions jusque dans les cimetières,  agressions, que ce soit contre les églises et les cimetières,  en augmentation régulière comme un rapport parlementaire le met en évidence. Pas loin de Cholet, à Clisson, se déroule un festival dénommé Hell’Fest, et qui reçoit, avec l’argent du contribuable que je suis des groupes ouvertement haineux envers les chrétiens. Dans le Finistère, c’est un steap-tease intégral sur un autel et à Angers, c’est la singerie de l’Eucharistie au cours du festival des accroches cœurs, toujours avec de l’argent public ! Par ailleurs, vos ministres, y compris le premier d’entre eux, n’ont pas brillé par leurs propos irrespectueux vis à vis de Benoît XVI à l’occasion de ses propos (  manipulés ) sur le sida.  Si les propos des journalistes peu soucieux de servir le bien commun sont « acceptables » au nom de la liberté d’expression et contre dits ou combattus au nom du même principe, il en est tout autrement de personnalités en charge justement du bien commun. Il serait bon de rappeler que les catholiques ont eux aussi droit au respect et ne peuvent être considérés que pour des victimes expiatoires appelées toujours plus à tendre l’autre joue, s’agissant de ce à QUI et quoi ils adhèrent librement et ce sans aucun trouble pour l’ordre public.

J’aomerais vous dire cela de vive voix et vous faire faire part d’autres préoccupations engageant le développement intégral de la personne et le nien commun comme par exemple les questions relatives à l’environnement, au développement, à l’accueil des migrants, à la précarisation galopante, au travail dominical...
J'aimerais aussi connaître votre avis sur le courrier reçu de Monsieur Bourdouleix.

Vous souhaitant bonne réception de la présente, je vous prie d'agréer, Monsieur le Président, l'expression de mes salutations distinguées,


Jean-Yves RINEAU
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