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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 04:40

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Nous avons demandé à la Présidente du "Collectif pour l'enfant" de nous faire part de son avis sur la théorie du genre. On connaît son engagement pour le droit des enfants à avoir un papa et une maman avec le succès que l'on sait.
On connaît aussi son engagement concernant " le baiser de la lune" . C'est dons un avis plus qu'autorisé et nous la remerçions d'avoir répondu favorablement à notre démarche.



Le résumé :

  • Les théoriciens du genre pensent, comme Simone de Beauvoir, qu’« on ne naît pas femme, on le devient ». On naît « neutre » et c’est la société qui impose à chaque homme d’être homme parce qu’il a un sexe masculin et à chaque femme d’être femme parce qu’elle a un sexe féminin, avec toutes les inégalités que cela implique.
  • Puisque le genre est une pure construction sociale, toute représentation sociale de la sexualité est artificielle.
  • Puisque l’hétérosexualité n’est plus « évidente », toutes les formes de sexuation sont envisageables : homosexualité, bisexualité, transsexualité et toutes les autres formes de sexualité qu’inventeront les individus, au nom de la tolérance. Tout devient permis.
  • Ces théories affichent clairement la volonté de détruire le modèle familial existant, vécu comme un conditionnement social et un obstacle à la revendication du droit à choisir son sexe. 

1ère question :
La théorie du genre, c'est quoi ?

 

     Le débat soulevé par les éventuelles unions et adoptions par des personnes homosexuelles est accompagné par la diffusion de ce qu’on appelle la « gender theory » ou « théorie du genre ». D’abord vouée à la cause des féministes dans leur combat pour l’égalité des sexes, elle a été reprise par les militants homosexuels dans le débat sur la non-différence des sexes.
 

     Dans les années 60, les mouvements féministes anglo-saxons dénoncent les différences sociales qui persistent entre les hommes et les femmes, du seul fait de leur différence de sexe. Ces idées donnent naissance à la notion de « genre », pouvant être défini comme étant le rôle social attribué à chaque sexe. Il est relatif aux normes, aux standards sociaux de ce qui est considéré comme masculin ou féminin. En d’autres termes, il définit la différence et la hiérarchisation des rapports sociaux entre les hommes et les femmes en fonction de leur sexuation. « Le genre, c'est ce que l'on pourrait appeler le « sexe social » , explique Christine Delphy, fondatrice de Nouvelles Questions Féministes avec Simone de Beauvoir. Les théories présentant comme « naturelles » les différences sociales entre les hommes et les femmes sont alors dénoncées comme étant porteuses d’oppression, en maintenant les individus dans des rôles, métiers ou images tels que « l’homme à l’usine et la femme à la maison ».  

     Les théoriciens du genre pensent, avec Simone de Beauvoir, qu’« on ne naît pas femme, on le devient », à cause de ces « caractéristiques du genre » qui sont, pour une grande part, une construction culturelle qu’ils dénoncent. On naît « neutre » et c’est la société qui impose à chaque homme d’être homme parce qu’il a un sexe masculin et à chaque femme d’être femme parce qu’elle a un sexe féminin, avec toutes les inégalités que cela implique. 

« L’homme est une femme comme les autres » : tel est le fantasme qui sous-tend les représentations et les pratiques sexuelles d’un nombre croissant d’hommes et de femmes (…).On ne se définit plus par son sexe : homme ou femme, mais par sa sexualité : homosexuel ou hétérosexuel (…). On efface  la dimension biologique et anatomique séparant deux sexes pour ne voir que des genres multiples, dictés par la culture et par l’histoire » affirme Michel Schneider, psychanalyste et écrivain.


2ème question : aujourd'hui, on en est où ?


Il faut d'abords dire que les théoriciens du genre les plus radicaux n’en restent pas là. Ils expriment la volonté d’éliminer toutes les disparités entre les hommes et les femmes et parvenir à une parfaite égalité entre eux. Or, considérant qu’il ne peut y avoir de différence sans inégalité,  les féministes radicales pensent que faire disparaître les inégalités entre hommes et femmes demande nécessairement de dissimuler la différence sexuelle entre eux. Puisque c’est la différence sexuelle qui fait perdurer la soumission de la femme à l’homme, l’égalité passe forcément par la non-différence sexuelle : « Le but définitif de la révolution féministe doit être non simplement d’en finir avec le privilège masculin, mais encore avec la distinction même des sexes ». Concevoir toute différence sexuelle comme une construction sociale et la nier en tant que donnée naturelle : telle est la  queer theory.  

Elle pousse la théorie du genre à son extrême et lui reproche d’être bâtie sur un présupposé hétérosexiste. Elle revendique alors la création d’une nouvelle anthropologie qui ne serait pas soumise à l’ « hétérosexualité obligatoire » et qui ne considèrerait pas l’hétérosexualité comme une donnée évidente. 

Pour ces théoriciens, l’identité sexuelle n’étant qu’une construction sociale,  elle n’est alors en aucun cas déterminante quant au psychisme de l’individu. Il n’y a donc pas à en tenir compte. Elle invite alors à sortir du carcan d’ « homme » ou de « femme »  que l’individu n’a pas choisi et dans lequel la société l’enferme, pour qu’il puisse s’exprimer de la façon dont il se perçoit.  Toute forme de sexualité est donc envisageable : homosexualité, bisexualité, transsexualité etc… Bien évidemment, dans cette perspective, l’orientation sexuelle choisie par l’individu n’aurait jamais rien de définitif et pourrait varier au cours de la vie. Voilà  pourquoi les défenseurs de la queer theory réclament la reconnaissance sociale de toutes les formes d’orientations sexuelles - homosexuelles, bisexuelles, transsexuelles et toutes les autres formes de sexualité qu’inventeront les individus - au nom de la tolérance. Cette reconnaissance ne serait possible que grâce à la lutte contre l’hétérosexualité, norme sociale imposée et dépassée parce qu’elle serait bâtie sur la différence sexuelle.

Sont donc clairement affichées la volonté de détruire le modèle familial existant, vécu comme un conditionnement social et un obstacle à l’expression de son « moi profond », la revendication du droit à choisir son sexe, l’union homosexuelle et l’homoparentalité. En effet, puisque ce n’est plus l’identité sexuelle des individus qui prime mais leur orientation sexuelle, puisqu’un individu physiquement masculin peut en fait être psychiquement féminin ou inversement, puisque c’est la volonté de l’individu et non plus la nature qui détermine son sexe, pourquoi ne pas institutionnaliser l’union de deux personnes quelles qu’elles soient ? Et surtout au nom de quoi refuser de leur confier des enfants ? 
 

     Face à cette déferlante de revendications, on en vient à penser que, dans le débat sur le « mariage » homosexuel et l’homoparentalité, l’objectif des militants n’est finalement que la destruction pure et simple du mariage et de la famille tels qu’ils sont traditionnellement conçus.  

    
 L'union homosexuelle et le droit à l'adoption pour les « couples » de même sexe ne seraient qu'un moyen pour mieux faire exploser les fondements de la société, rendre possible toutes les formes d'unions, enfin libérées d'une morale ancestrale, et ainsi faire disparaître définitivement la notion même de différence sexuelle : “La catégorie même de sexe disparaîtrait, voire s’évanouirait, si l’hégémonie hétérosexuelle était perturbée et renversé». C'est pourquoi les militants gays n'hésitent pas à parler d'"hétérosexisme" pour dénoncer les discriminations dont ils seraient victimes de la part des personnes hétérosexuelles.


3ème question : Ce que vous dîtes est intéressant mais dans le concret ? 


La suite sans la partie (2/2)à venir



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