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18 février 2012 6 18 /02 /février /2012 07:06

Les élections présidentielles arrivant , la droite parlementaire bachote les thèmes des valeurs. Claude Guéant par ces propos sur l'inégalité des civilisations veut être le premier de la classe . Connaît-il la méthode de Jean Ousset appliquée à la comparaison des civilisations ?

«Que de degrés, écrivait déjà Delacroix, dans ce qu'on est convenu d'appeler la civilisation, combien de degrés entre les Patagons et un homme comme il y en a quelques-uns qui résument tout ce que la  culture morale et intellectuelle peut ajouter à une heureuse nature. 
On peut dire que plus des trois quarts du globe  se trouvent dans la barbarie, le plus ou le moins fait toute la différence».(...)
 
Ce qui fait l'objet de la méthode que nous suggérons c'est de montrer la très nette « différence» de ces «plus » et de ces «moins». (...) il n'est guère d'exhumations de poteries, de ruines, d'ustensiles domestiques (...) qui ne deviennent l'occasion de mises en demeure d'avoir à reconnaître dans ces débris toutes les marques 
de civilisations comparables à la nôtre. Or c'est en cela, précisément, que réside le coup de bluff! Et c'est là que doit porter la contre-expertise minutieuse, selon la méthode des comparaisons quantitatives.
En conséquence. et en nous gardant bien de recourir à des jugements de valeur que le scepticisme contemporain récuse a priori. 
Qu’on se contente d'inventorier honnêtement, froidement, strictement ce qui  peut être mis en balance de part et d'autre. 
Et sans qu'il soit question, surtout, de ménager notre admiration à ce  qui la mérite, quels qu'en soient les lieux, les climats,  les pays. Autant dire : pas question  d'ergoter ou de refuser notre émerveillement, par exemple, au Taj-Mahal d'Agra,  cet éblouissant chef-d’œuvre de l'Inde.  Pas question d'un refus de célébrer l'Alhambra des princes maures de Grenade, ni  la mosquée d'Omar, (...). 
Car  ce n'est pas en méprisant ce qui n'est pas de nous que la grandeur de ce qui est nôtre se trouvera plus digne 
d'être célébrée! 
Au pays des aveugles les borgnes auraient-ils plus de  mérite à se proclamer rois?
Notre intérêt est donc aussi clair que le devoir : être les plus objectifs possible. C'est l'esprit même de la méthode. (...)
Epanouissement en tout

Au chapitre des civilisations, cela signifie que sans méconnaître le mérite, la valeur de nombreux sommets, les civilisations furent et demeurent rares où, depuis les choses de l'esprit jusqu'à celles des réalisations 
matérielles  les plus sophistiquées  ou les plus humbles, la gamme des réalisations intermédiaires possibles  soit aussi bien remplie.
En conséquence la formule consiste, comme en un tableau de colonnes parallèles, à énumérer tout ce qui 
peut être considéré comme réalisations intéressantes de l'homme vivant en société.
Liste impossible à rédiger entièrement (...) Sans aucun doute! Mais qui, sans qu'elle atteigne cette perfection et pour  peu qu'on ait recours à la table analytique d'une encyclopédie normale, peut être suffisamment 
évocatrice... 

 Car on a tôt fait  de constater qu'en face de cette liste, elles sont très rares les civilisations qui peuvent porter à leur actif des réalisations correspondant aux divers litres de cette  colonne encyclopédique. 
Voire! (...)  on a tôt fait de constater que c'est bien »dans le sillage de l'Eglise que tout a fleuri  (...)
Exemple de ces civilisations anciennes, si souvent prestigieuses, mais qui n'en furent pas moins entachées gravement, non par des bavures imputables à la seule fragilité, à la seule malice des individus,  mais entachées, «institutionnellement»,, par dessacrifices humains, par l'esclavage, par la condition odieuse des femmes, etc.

Comme la différence est écrasante dès que, par «méthode de comparaison», on tourne les yeux vers les civilisations chrétiennes; dès que par »méthode de comparaison » on se fait un devoir de répondre  aux questions suivantes :
 
Au plan des choses de l'âme et de l'esprit quels furent les sages, les héros et les saints des civilisations envisagées ?
Quels furent leur rayonnement, leur influence, ce qui en demeure? Quels furent leurs penseurs, leurs poètes?
Quels furent leurs écrivains, leurs artistes? Quels furent leurs savants, leurs inventeurs? Quels furent leurs pionniers, leurs découvreurs de monde?
Quels furent leurs architectes, leurs monuments? Quel fut le renouvèlement de leurs styles?
Quelles furent leurs mœurs? Quelles furent leurs institutions'? Quelles furent leurs lois? Quel y fut l'honneur?
Quels furent l'héroïsme, la sagesse, la prudence, la noble humanité de leurs politiques? 
Quels y furent le sens et la place de la femme? Quel y fut l'amour? Quelles y furent la politesse, la courtoisie, la tenue?
Quels y furent le sens de l'homme et le respect du «droit des gens»? Jusque dans la guerre! Quels y furent la sagesse et les efforts pour humaniser, non en paroles mais en fait, les heurts entre belligérants?Quel y fut l'esprit chevaleresque?
Quelles y furent les institutions éducatrices de l'ensemble du peuple? Les plus humbles furent-ils instruits,
éduqués, soutenus, soignés? Quelles y furent les œuvres de miséricorde, tant spirituelles que corporelles? Quelles y furent les écoles? 
Quel y fut le niveau des études? Quels y furent les hospices, les refuges, les hôpitaux, les œuvres d'assistance ?
Quel y fut le développement des classes moyennes, signe particulièrement net de l'heureux développement d'une société?
Quels y furent le goût et le degré du savoir dans les disciplines les plus harmonieusement variées? Quel y fut le sens du beau?
Et ce jusque dans les provinces les plus reculées? Si tout fut admirable au château qu'en fut-il alentour? 
Ces civilisations eurent-elles non leurs pauvres (toutes en eurent et en auront) mais leurs «prolétaires», leurs «parias», leurs institutionnellement exclus, leurs «vaches sacrées»?
Quels y furent la valeur, la. classe, l'élégance, le raffinement des danses et des chansons?
Quels y furent les costumes, les modes, les façons de se vêtir? Voire! quelle y fut la façon de se nourrir, de manger et de boire, de se tenir à table?
Quels furent l'artisanat, l'industrie, le commerce, l'honnêteté des marchandises, la probité de la concurrence et du non-plagiat économique?
Quelle fut l'ordonnance des villes'? Quel fut l'état des campagnes, celui des routes et la sûreté des communications? 
Quelle y fut la marine? Quelle y fut l'agriculture? Et coetera...! Et coetera!
On voit quelle peut être la longueur de cette liste, puisque ce que nous venons d'évoquer (dont la longueur aura sans doute lassé le lecteur) n'est qu'une proposition, extrêmement sommaire, de ce qui pourrait  être beaucoup plus détaillé.(...)
 
Il est grand temps de passer à l'argument suivant. Epanouissement pour tous!

Car si la civilisation est le chef-d'oeuvre collectif des hommes vivant en société,  il est juste que les bienfaits de cette civilisation profitent à l'ensemble des hommes composant la société envisagée.  Donc les  civilisations ne sont pas aussi harmonieuses qu'on les dit qui, malgré peut-être d'admirables réalisations, n'en sont pas moins  connues pour avoir laissé, ou pour laisser encore croupir dans la crasse, dans l'abandon, 
dans l'ignorance, dans l'esclavage avoué ou tacite, dans un complet dénuement spirituel, culturel, matériel, une  très grande partie de la population; une élite combien restreinte parfois, profitant seule 
de ce que nous trouvons admirable dans ces prétendues civilisations.
 
Epanouissement partout
 
Car la civilisation n'est pas harmonieuse, car la civilisation ne répond pas à sa fin qui laisse en friche des régions entières.  Autrement dit, il importe que l'ensemble du territoire soit le témoin, sinon le  bénéficiaire de l'œuvre civilisatrice de la communauté. 
Et non pas seulement quelques provinces privilégiées, capitales ou  régions urbaines plus importantes.  Ce qui fait que telle petite église de village, tels  patelins adorables (comme il en existe tant chez nous) tel style campagnard peuvent être une preuve très sûre de  l'excellence d'une  civilisation. Car cette prolifération du beau jusque dans les moindres  recoins d'un pays ne peut pas ne pas être le signe d'une profonde
communauté des esprits et des cœurs, chef-d’œuvre  par excellence l'ordre humain.
 
Epanouissement toujours

Sinon : épanouissement durable. Epanouissement assez développé ou maintenu dans le temps.
Car il n'est pas rare d'entendre dire que tant d'années ou de siècles avant une découverte, avant des réalisations prestigieuses, tels hommes, tels peuples en tels pays les avaient faites ou entreprises. Ce qui,  bien sûr, vaut d'être rappelé et célébré! 
Et ce qui, pourtant, peut ne pas prouver grand chose. Parce que ces réalisations,  précisément, ces découvertes furent comme fortuites, sans lendemains. Et que, par  là, elles ne sont pas une très bonne preuve de civilisation. Puisque la société (autant dire :
 ce par quoi les hommes se survivent)...;  puisque la société qui les a vus naître est restée incapable d'en maintenir,  d'en perpétuer le bienfait.
Cas, bien connu, de ces pays où une population ignare et misérable vit au milieu de ruines somptueuses, que des milliers  d'étrangers viennent visiter, niais que les autochtones sont incapables de  comprendre, d'admirer. Œuvre civilisatrice, par contre, de ces papes qui ne craignirent pas de sauver, de rassembler dans leurs bibliothèques ou leurs musées les chefs-d’œuvre d'un paganisme dont pourtant, ils récusaient l'esprit.
 
«En tout, pour tous, partout, toujours». Exemple d'une formule de comparaison quantitative, particulièrement intéressante .  
 
(paru dans Permanences numéro 178)
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8 février 2012 3 08 /02 /février /2012 13:29

Rencontre 1 mars

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19 janvier 2012 4 19 /01 /janvier /2012 06:30

Chers lecteurs,

Je suis au regret de devoir suspendre mes billets : le temps vient en effet à me manquer et je suis conduis à faire des choix. Bonne année au service de la culture de vie !

Deux dernières "livraisons" :

 

Interview du responsable de l'association " Les amis de Eléonore" ( Merci à Bruno)

Extrait : Que dites-vous à ceux qui disent qu'un monde sans trisomiques serait meilleur ?

"Je comprends tout à fait qu'on considère qu'il faut éradiquer la trisomie. Mais c'est le principe du zéro danger, du zéro défaut. Or on n'arrivera jamais au zéro défaut, et si on y parvient, c'est très dangereux. Je ne sais pas ce qu'on aurait fait si on nous avait dit avant la naissance que notre enfant était trisomique. Mais avec le recul, je la garderais. Éléonore a changé ma vie positivement. Ma fille est très sensible au regard qu'on porte sur elle, et je crois que les débats sur le dépistage systématique de sa maladie, elle les a profondément ressentis. Elle prend ça comme une attaque et revendique le droit de vivre.

 

Texte de Jean-Marie Le Méné, Président de la "Fondation Jérôme Lejeune" via "Le salon beige"

Extrait : "Plus personne ne pense que la grave crise financière traversée par nos sociétés relève de la technique. Chacun sait qu’il s’agit d’une profonde crise morale..."

 

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 18:30

img-backgroundLa loi y obligeant, le conseil régional des Pays de la loire m'a transmis les comptes du hellfest au cours duquel se produisent de nombreux groupes christianophobes et/ou véhiculant l'occultisme et/ou le satanisme.

 

Depuis 2006, pas un exercice comptable qui ne soit en positif sans les subventions et aides de l'Etat ! En cumul, celles-ci représentent la coquette somme de 394 767 € !

 

Le résultat moyen sur les exercices 2006 à 2010 s'établit à -1882€ pour, en moyenne également, 78 577€ de subventions et aides directes de l'Etat ! Aides directes auxquelles il faut ajouter les aides indirectes sous forme d'emploi aidé notamment.

 

Je suis dans l'attente des résultats 2011 en signalant que le montant des subventions pour 2012 se chiffre quant à lui à 490 000 €, montant auquel il faudra ajouter les aides indirectes ! En cumul, de 2006 à 2012, la somme approchera voire dépassera 1 000 000 € ! Et tout cet argent public pour 3 jours !

 

Si vous souhaitez disposer de ces comptes : m'adresser un mel via l'onglet "contact" et ils vous seront adressés. Vous pouvez aussi consulter ce blog.

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 09:00

Diapositive1-copie-1

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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 06:30

Affiche Agir en chrétien

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 17:53

Une mutuelle pro-vie, qui ne rembourse ni contraception ni avortement. Elle s'appelle Fidelis-Santé et a été créée par Samuel Potier, qui la présente dans l'Homme nouveau :

 

Renvoyé d’une grande boîte d’assurance pour avoir exprimé un peu fort sa conception de l’homme et de l’éthique, il profite de l’occasion pour monter son propre cabinet en 2009. Faisant cavalier seul, il crée le 1er juillet 2010 Fidelis-Vie, une assurance vie qui permet de faire des placements respectueux de l’homme. «Offrir une convergence entre respect des valeurs et rentabilité», lit-on sur le site de son organisme qui garantit que vous n’investirez pas votre argent dans un laboratoire pharmaceutique fabriquant des abortifs ou des contraceptifs. En outre, 10 % des bénéfices sont reversés chaque année à plusieurs associations, triées sur le volet. Des noms bien connus : la Fondation Lejeune, l’Aide à l’Église en Détresse, Enfants du Mékong, la Fondation pour l’École, Choisir la Vie,…

 

Preuve que le respect de la vie résiste à tout, même à la crise : au bout d’un an d’existence, Fidelis-Santé est en pleine forme. « Dans tous les cabinets d’assurance, environ 25 % des contrats sont résiliés à chaque fin d’année. Cela ne veut pas forcément dire que le nombre de clients baisse car d’autres s’inscrivent mais il y a toujours une large part de résiliations. Je n’en ai eu aucune », confie cet aventurier de l’application de la doctrine sociale de l’Église. Un pied de nez à ceux qui pensent que les catholiques ne sont bons qu’à se confire en dévotion. « Le critère moral est fondamental, bien sûr, mais il n’empêche certainement pas de proposer un produit attractif, une formule de mutuelle intéressante et accessible », poursuit-il. De la même manière que pour Fidelis-Vie, les bénéfices de Fidelis-Santé sont reversés aux associations précédemment évoquées. [...]"

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14 janvier 2012 6 14 /01 /janvier /2012 10:09

En exclusivité, Nouvelles de France publie les noms des 82 parlementaires qui ont déjà signé « l’Entente parlementaire pour la défense du droit fondamental de l’enfant d’être accueilli et de s’épanouir dans une famille composée d’un père et d’une mère ».

 

Le député Nesme promet une seconde liste pour la semaine prochaine, car il « [n'a] pas eu le temps de voir tout le monde ». Votre député n’en fait pas partie ?

 

C’est le moment ou jamais de le contacter pour lui demander d’y associer son nom !

12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 19:30

En ces temps de campagne électorale où les chrétiens vont avoir eux aussi à faire des choix, il m'apparaît nécessaire de rappeller l'Enseignement Social de l'Eglise qui dit en substance que l’immigration est un droit naturel ... mais pas un droit absolu.

 

Accueillir ceux qui sont contraints de fuir leur pays

L’Eglise reconnaît l’immigration comme un droit naturel du fait même de la destination universelle des biens : "Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes et de tous les peuples".

On ne peut donc refuser à des personnes vivant dans des conditions particulièrement éprouvantes d’émigrer : "pour eux doivent être libres les voies de l’émigration, le droit naturel l’exige" . En conséquence, chacun est tenu de respecter la dignité des personnes concernées : tout immigré doit trouver dans le pays qui l’accueille les conditions d’une vie décente.

Au premier rang de ces conditions minimales : une vie familiale normale. Doivent être respectés "la dignité et les droits de la personne humaine et de la famille, pour que celle-ci demeure réunie, qu’elle puisse créer un nouveau chez soi et y trouver le nécessaire, afin de vivre contente et agréable à Dieu", explique Pie XII . Alors que la question du regroupement familial se posait de manière aiguë en France dans les années 80, l’exhortation apostolique "Familiaris Consortio" confirme en 1981 "le droit d’émigrer en tant que famille pour chercher de meilleures conditions de vie".


N’émigrer qu’en dernier recours

L’Eglise ne considère cependant pas que les phénomènes migratoires constituent une norme d’organisation du monde et des cités. Pour un individu, émigrer est un moindre mal : personne "ne consentirait à échanger contre une région étrangère sa patrie et sa terre natale, s’il y trouvait les moyens de mener une vie plus tolérable". Jean-Paul II utilise l’expression de "mal nécessaire" dans "Laborem Exercens" (1981) : "l’émigration est sous certains aspects un mal", qui peut être "en des circonstances déterminées ce que l’on appelle un mal nécessaire".

En 1985, le Saint-Père rappelle, après avoir énuméré les méfaits du déracinement, "qu’on ne peut donc pas, a priori, considérer toute émigration comme un fait positif, à rechercher ou à promouvoir".


Un droit naturel subordonné au bien commun de la nation

L’immigration, droit naturel, n’est pas en effet un droit absolu. La position de l’Eglise sur l’attitude des pays d’accueil face à l’immigration est pleine de nuances. On la trouve résumée dans ces propos de Pie XII : "la domination de chaque nation, bien qu’elle doive être respectée, ne peut être exagérée au point que, si un endroit quelconque de la terre permet de faire vivre un grand nombre d’hommes, on n’en interdira, pour des motifs insuffisants et pour des causes non justifiées, l’accès à des étrangers nécessiteux et honnêtes, sauf s’il existe des motifs d’utilité publique, à peser avec le plus grand scrupule".

Ce propos affirme le droit de l’immigration, mais il en pose aussi les limites. Ouvrir sa porte à l’étranger suppose, comme on l’a vu, de bien l’accueillir. L’Eglise demande aux pays d’accueil de ne pas se limiter à donner des papiers aux immigrants mais de prendre toutes les mesures nécessaires à leur intégration complète. Elle n’exige donc pas des pays susceptibles d’attirer des migrants de les accueillir sans discernement.

C’est, de toute façon, une conception de l’Etat gardien du bien commun qui guide l’Eglise dans sa réflexion sur l’immigration. Une immigration excessive, mal contrôlée et mal accompagnée, est de nature à mettre en péril l’ordre public et la prospérité, les deux piliers du bien commun. Le cardinal Etchegaray, alors président de la Commission "Justice et paix" explique en février 1989 dans un document sur "L’Eglise face au racisme" : "Il appartient aux pouvoirs publics, qui ont la charge du bien commun, de déterminer la proportion de réfugiés ou d’immigrés que leur pays peut accueillir".


Respecter le pays d’accueil : un devoir pour les immigrés

Le Catéchisme de l’Eglise catholique n’est pas moins clair : "Les nations mieux pourvues sont tenues d’accueillir autant que faire se peut l’étranger en quête de sécurité et des ressources vitales qu’il ne peut trouver dans son pays d’origine. Les pouvoirs publics veilleront au respect du droit naturel qui place l’hôte sous la protection de ceux qui le reçoivent. Les autorités politiques peuvent en vue du bien commun dont elles ont la charge subordonner l’exercice du droit d’immigration à diverses conditions juridiques, notamment au respect des devoirs de migrants à l’égard du pays d’adoption. L’immigré est tenu de respecter avec reconnaissance le patrimoine matériel et spirituel de son pays d’accueil, d’obéir à ses lois et de contribuer à ses charges" (§ 2241).

Source

10 janvier 2012 2 10 /01 /janvier /2012 15:27

Cathedrale Gothique BourgesJe profite du trentième anniversaire à l'association "Les plus beaux villages de France" ! ( Galerie photos ) pour vous proposer quelques ballades !

 

Après surfé sur le site des plus beaux villages,  faire cette autre visite  à la découverte des 40000 clochers ( La france pas une culture chrétienne ?) ou encore cette autre à la découverte cette fois de chateaux, abbayes, cathédrales comme celle en photo et située à Bourges... Et ce n'est qu'un échantillon ! 

Goûtons, aimons, transmettons, enrichissons !

 

 

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